Paris, 25 janvier 2012 - Visualiser l'eAlerte
Les dispositions de ce décret sont applicables à compter du 1er janvier 2012 aux baux nouvellement conclus ou renouvelés et, à compter du 14 juillet 2013, aux baux en cours.
Sont à fournir de manière obligatoire par le bailleur ou le locataire (art. R.136-1 à R.136-2 nouveaux du Code de la construction et de l’habitation/CCH ), selon les cas, les informations suivantes:
Contrairement aux autres documents annexés aux baux - DPE (diagnostic de performance énergétique), ERNT (état des risques naturels et technologiques) - qui constituent une photographie d’une situation environnementale ou énergétique au jour de la signature du bail, l’annexe environnementale est évolutive.
En effet, l’article R 131-3 nouveau du CCH prévoit que le locataire et le bailleur doivent établir un bilan de l’évolution de la performance énergétique et environnementale du bâtiment et des locaux loués, selon une périodicité qu’ils fixent, et doivent s’engager sur cette base à un programme d’actions visant à l’amélioration de cette performance.
A ce titre, l’art. 125-9 nouveau du Code de l’environnement (Grenelle II) qui a institué le principe de l’annexe environnementale dispose que le locataire doit permettre au bailleur l’accès aux locaux loués pour réaliser des travaux d’amélioration de la performance énergétique et que cette annexe peut prévoir les obligations qui s’imposent aux preneurs pour limiter la consommation énergétique des lieux loués.
Cette réglementation nouvelle laisse donc une grande liberté aux bailleurs et locataires dans la définition d’obligations réciproques plus ou moins précises et contraignantes.
Cette composante devra désormais nécessairement être prise en compte dans les négociations plus générales des bailleurs et locataires sur la composante économique du bail (loyer, charges, prise en charge de travaux…) et sur les mécanismes contractuels tendant à assurer le respect des obligations stipulées au bail (clauses pénales, pénalités de retard, clauses résolutoires…).
Enfin, bien qu’aucune sanction spécifique ne soit aujourd’hui prévue par la réglementation en cas de défaut d’établissement de l’annexe environnementale, les bailleurs comme les preneurs auront en général un intérêt à ce que l’annexe soit effectivement établie avec un programme d’actions concret (objectifs de valorisation de l’immeuble, mise aux normes et anticipation de futures normes, engagements sociétaux en faveur de l’environnement à faire figurer dans le rapport annuel…).